Derrière le masque... par Misscil





Mathilde est une jeune femme de 20 ans. Largement décrite comme étant tout ce dont on ne peut exiger d’une jeune fille disciplinée. Elle dépeint une image emplit d’arrogance. Tant de fierté apportée par les artifices fallacieux que la fortune et la beauté permettent.

Elle est en charge de préparer un concours d’éloquence pour son examen de fin d’année. Etudiante dans une école prestigieuse, elle se doit d’y exceller, pour honorer la tradition familiale qu’est la victoire de ce fameux concours.

L’arrogance qu’entretient Mathilde en constitue sa plus grande fierté à tel point qu’elle en ferait sa qualité première. Sa beauté et sa grâce naturelle, convoitées par tous, lui ont données une telle confiance et estime de soi, qu’il ne peut s’envisager de la voir douter d’elle-même. Née dans l’abondance, dans le luxe et traitée comme une princesse tout au long de son existence, elle s’est dotée d’une réputation d’indocile. On ne peut lui résister ni oser la contrarier sous peine d’être réduit à la condition d’un moins que rien. Partant du principe que toute personne est inférieure à elle, il est audacieux de lui faire baisser les yeux. Ayant toujours attiré l’attention et captivé les regards envieux des femmes et excités des hommes, elle n’a jamais osé imaginer qu’un jour, on puisse avoir l’idée farfelue de lui tenir tête ou de la contraindre à se soumettre à une quelconque forme d’autorité.

Son corps filiforme, ses yeux vert-émeraude et ses longs cheveux bouclés dorés aidant à se faire apprécier et à conserver son statut de « reine de soirée ». Forte de cette popularité aisée, elle n’en à que faire de toutes les remarques désobligeantes vis-à-vis de son comportement malfaisant.

Mais c’est sans compter la prudente veille exercée par ses parents vis-à-vis de sa réussite. Soucieux de lui faire atteindre le sommet de la perfection, ils ont décidé de lui offrir les se(r)vices d’un tuteur privé, lui-même réputé pour être intraitable et intransigeant, pour la préparer à son concours. Bien qu’un peu dubitatifs vis-à-vis des méthodes utilisées par cet homme, ils sont prêts à tout pour mettre en exergue les capacités de leur trésor de fille. Parents démissionnaires et absents, ils sont conscients qu’un peu de cadre serait nécessaire à l’équilibre de leur précieuse fille unique. Ils se l’avouent impertinente et hautaine.

Monsieur B, le tuteur, n’en avait que faire de la réputation de la jeune fille. Même la plus déterminée des rebelles ne pouvait guère lui résister. Il était même ravi d’apporter son soutient à la jeune fille qu’il savait extrêmement charmante.

C’est ainsi, qu’un lundi soir, il lui rendit visite, dans son loft parisien où elle vivait seule pour commencer les cours particuliers. Il sonna à l’interphone une première fois sans réponse de la part de son élève. Il insista une deuxième, puis une troisième fois pour avoir une réponse au bout de la quatrième fois. La jeune fille l’invita à entrer de manière assez froide et nonchalante. Sans même s’être fait saluer, Monsieur B prit l’ascenseur et se rendit à l’étage indiqué, il s’approcha de la porte d’entrée puis frappa deux coups secs.

Lorsqu’elle ouvrit la porte, Mathilde fut surprise de découvrir un bel homme dont le charme et l’élégance juraient presque avec son air sévère et sérieux. Elle qui pensait se retrouver face à un professeur à la retraite empestant l’eau de Cologne à trois kilomètres, elle fut agréablement surprise lorsqu’elle vit qu’il était trentenaire.


- "Bonsoir jeune fille." Commença t-il en lui adressant un léger hochement de tête.


- "Euh Bonsoir." Continua t-elle sans apercevoir le regard noir qu’il venait de lui lancer.


L’appartement de la jeune fille était luxueux, décoré avec goût, très représentatif de la vanité de la demoiselle. Un endroit si charmant, cosy, et si lumineux qu’il aurait pu être assimilé à une véritable maison de poupée.

Il posa sa veste puis son sac. Il prenait le temps de s’installer sans prêter attention à la jeune fille, qui attendait qu’il parle. La regardant avec autorité il lui lança, d’un ton fort et déterminé.


- "Bien, nous n’allons pas rester à nous regarder dans le blanc des yeux toute la soirée. Si je suis là c’est pour perfectionner votre niveau scolaire et vous emmener vers l’excellence. Sachez mademoiselle que je ne laisserai rien passer et qu’il est dans votre intérêt de vous montrer à la hauteur de mes exigences. Je n’hésiterai pas à vous punir si vous veniez à trébucher lors de nos séances. Pour commencer, veuillez me montrer votre avancement dans votre projet."


Mathilde, hostile face à sa manière un peu brusque d’amener les choses, le regarda avec un léger dédain n’aimant pas trop qu’on exige quoi que ce soit d’elle. Il pouvait la punir ? Et puis quoi encore ? Jamais, o grand jamais, on avait osé la punir. Encore un prétentieux qui pense mieux faire que tout le monde, pensa t-elle.


- "Je n’aime pas me répéter, jeune fille. Montrez-moi votre travail et dépêchez-vous." Lança-t-il d’un ton dangereusement calme.


Levant les yeux au ciel, Mathilde s’en alla chercher son ordinateur afin de lui rendre compte de ses recherches et de l’ébauche de son discours. Elle revint de sa chambre ayant au passage attraper son plaid fétiche pour s’emmitoufler dedans.


- "Un peu de tenue je vous prie, ne m’obligez pas à revoir avec vous les bonnes manières, je ne suis pas votre ami. Ne soyez pas aussi décontractée. Allez me déposer cette couverture sur le canapé." 


- "Mais j’ai froid." Répondit-elle sur la défensive



- "Tout de suite !" lança-t-il en haussant le ton ne laissant aucune place à la discussion.


Commençant à bouillir de l’intérieur, Mathilde, dans un soupir bruyant jeta le plaid hargneusement sur le canapé. Elle se demanda de quel droit, se pointait-il à l’improviste, un soir, pour lui faire un cours de je ne sais quoi et se permettre des réflexions désobligeantes à son égard. Il n’avait donc rien d’autre à faire de sa vie ?


Le pédagogue la regardait intensément de ses yeux perçants, subjugué par sa beauté naturelle et son authenticité. Sa longue chevelure tombait dans le creux de son dos. Elle était vêtue d’une simple robe vert bouteille mise sur des bas en soi qui épousaient ses formes longilignes. Son air juvénile lui donnait un charme démesuré, c’était un plaisir de la regarder. Intimidée par ces yeux noirs braqués sur elle, elle lança sur la défensive.


- "Quoi ? Y a encore quelque chose qui ne va pas ? "


- "Mais quelle impolitesse ! Mademoiselle, je préfère de loin un « pardon monsieur ». C’est une manière plus correcte de s’adresser à son professeur !" La sermonna t­-il.


Un rictus se dessina sur le visage de la demoiselle qui s’interdit de parler de la sorte à qui que ce soit. « Pardon Monsieur », non mais sérieux, on ne vit plus au 19ème siècle s’autorisa-t-elle à penser. Elle se contenta de baisser les yeux, n’osant pousser le vice jusqu’à répliquer par une phrase cassante, car légèrement troublée par la prestance de cet homme.


- "Je ne vous ai pas autorisé à baisser vos yeux. J’attends toujours une réponse, Mademoiselle !" Insista-t-il en lui levant le menton.


Surprise par ce contact physique, elle se raidit, puis, légèrement impressionnée de le savoir si proche, elle lui accorda la réponse qu’il attendait.


- "Pardon Monsieur." répondit-elle timidement et légèrement déstabilisée.


- "Bien, mettons-nous au travail, expliquez-moi où vous en êtes, je vous écoute."


Sans objecter, elle lui fit part de son avancée et s’en alla chercher son dossier pour le lui montrer mais se fit couper dans son élan.


- "J’exige une réponse composée de deux mots lorsque je vous demande quelque chose. Ne me le faites pas répéter, c’est un conseil." Lui dit-il, âprement, en lui attrapant le bras, lorsqu’elle se releva de sa chaise.


- "Oui monsieur, pardon monsieur, j’y penserai." Répondit t-elle légèrement apeurée par l’ampleur de ses exigences.


Un petit sourire moqueur se dessina sur le visage du Monsieur, satisfait d’avoir en partie dompté l’indocile de soi-disant renom. Il avait commencé à la mettre au pas et il s’en félicitait.


Il lui demanda alors de lui lire à haute voix l’ébauche du discours qu’elle devait préparer pour voir les améliorations qu’il pouvait lui conseiller. C’est très intimidé, que Mathilde commença à parler.


- "Mademoiselle, un discours ne se lit pas affalée sur une chaise. On se tient debout, droite et fière. Et on parle intelligiblement et de manière assurée. Ce n’est pas compliqué." 


Mathilde se leva, bien que se sentant légèrement vulnérable face à cet homme dont la carrure en imposait et dont le charisme impressionnait. Elle commença son développement sur le sujet « Claude François était-il un mec branché ? ». Elle feint d’arborer une certaine assurance maintenant une voix claire mais n’osant pas regarder son professeur dans les yeux.


Celui-ci regardait la jeune fille fixement, se leva, puis marchait à ses côtés tout en l’écoutant. Elle tentait de le suivre du regard en l’observant du coin de l’œil. Lui, remarqua qu’elle se tenait légèrement voutée, traduisant une certaine appréhension. Elle se triturait les mains qu’il devinait moites puis bougeait l’un de ses pieds nerveusement. C’est alors qu’il s’approcha d’elle puis posa une main sur sa hanche puis une autre sur sa nuque pour lui faire redresser puis insista sur sa cambrure pour que son dos se creuse davantage. Elle se raidit face à ce contact physique. Elle jugea cette posture à la limite de l’indécence, mais se conforma aux instructions données, largement intimidée.


- "C’est comme ça que l’on est convaincante, Mademoiselle. Moi qui pensait avoir affaire à une petite effrontée qui n’a peur de rien, je suis bien étonné du contraire ! La petite qui se trouve face à moi est bien docile finalement." Lui lança t-il dans un chuchotement.


Elle sentit ses joues s’empourprer face à l’énonciation de cette phrase. Jamais elle n’aurait imaginé que l’on puisse utiliser le mot « docile » pour la qualifier. C’est le summum de la honte que de se rabaisser à obéir à quelqu’un, pour elle. Jamais elle ne se réduirait à une quelconque soumission. Pourtant, loin d’imaginer cela, cette idée la trouble étrangement. Chaque ordre qu’elle reçoit, chaque remontrance, lui procure une excitation certaine et la trouble intensément. Elle qui pourtant paraît toujours confiante et a tendance à dominer plus qu’à se soumettre ne comprend pas le plaisir procuré par cette régression. Peut être que finalement, l’arrogance est une façade pour camoufler cette envie profonde d’être sous l’emprise d’un autre. Autant de questions se tordent dans sa tête à ce moment-là qu’elle en oublie sa posture. 


- "Aie !" crie-t-elle instinctivement, en posant une main sur son séant. La claque qu’elle vient de recevoir sur les fesses vient de la réveiller de ses songes. 


-" Je viens de vous dire d’adopter une posture convenable et vous me provoquez en me désobéissant délibérément ! Vous savez pourtant que je n’aime pas me répéter. Reprenez !"


Il venait de lui administrer une claque sur les fesses et elle ne s’y opposait même pas. Son corps était en tension. Elle le savait proche d’elle, prêt à la toucher, à la réprimander ou peut être même à la punir. Plus il la reprenait, plus la crainte l’envahissait à tel point qu’elle se vit trembler. Mais cet état lui procurait aussi une excitation qu’elle ne pouvait expliquer. Elle ressentait un désir certain envers cet homme pourtant si dur avec elle. Honteuse de se l’avouer, elle aimait profondément ce qu’il lui faisait vivre. Sûr de lui, charismatique, et terriblement intelligent dans le rôle qu’il jouait. Il arrivait à la mettre dans un état second qu’elle ne savait contrôler.


Elle reprit son exercice, obéissant aux exigences de son professeur. Mais son esprit était embrouillé. Elle était à ce moment précis, perturbée et ne pouvait se concentrer convenablement. Elle se trompait, bafouillait, accrochait dans les mots. Son discours était tout sauf convaincant.


Une autre claque atterrit sur ses fesses. Il avait l’air contrarié.


- "Mademoiselle, c’est le niveau médiocre qu’il vous plait d’atteindre ? Si oui, je peux vous dire que vous êtes bien partie. Votre discours est d’une platitude telle que j’en viens à m’ennuyer. N’avez-vous pas été prévenue que j’aime l’excellence et le travail de qualité ?" Annonça t-il fortement.


Stupéfaite par tant de méchanceté dans les propos de cet homme, Mathilde ne sut que dire. On ne lui avait jamais parlé de la sorte. Profondément touchée dans son égo, elle sentit les larmes lui monter aux yeux. 


-" Venez ici !" cria t-il pour la faire réagir.


Elle s’avança lentement et mécaniquement vers lui, qui était debout à côté du canapé. 


Lui chuchotant à l’oreille, il lui dit :


- "Ne vous ai-je pas prévenu, petite indocile, de ne pas me faire répéter ?" La gronda t-il en la maintenant par le bras


- "O…Oui, pardon …. Euh Monsieur."


- "Comprenez qu’il est dans votre intérêt que je me montre intraitable et exigeant avec vous pour que vous progressiez, Mademoiselle !" Continua t-il plus calmement.


- "Oui Monsieur." Répondit elle, à la fois apeurée et troublée par l’idée qu’il puisse la punir. 


Il prit place sur le canapé, puis tapotant sa cuisse pour l’inciter à venir s’allonger en travers de ses cuisses il lui dit


- "Placez vous à plat ventre sur mes genoux. Immédiatement."


Un dernier signe d’indocilité persistait chez la jeune fille qui ne pouvait consentir aussi facilement à ce genre de châtiment. Elle restait immobile face à l’ordre qu’elle venait de recevoir. 


- "Non, Monsi…"


Il l’attrapa énergiquement par le bras et la plaça lui-même en travers de ses genoux. D’un geste ferme il releva sa robe puis la déculotta directement. Légèrement offusquée par sa manière de faire, Mathilde tenta de se relever, en vain. Elle gesticulait dans tous les sens pour tenter de se dérober de la force de son professeur, mais se fut peine perdue, son petit corps ne faisant pas le poids face à l’imposante carrure de cet homme.


- "Je vous promets que je vais m'appliquer, s'il vous plait, j’ai compris, Monsieur." 


Ricanant légèrement, il lui coinça les bras dans le creux de son dos puis lui asséna la première claque. Vigoureuse et assurée.


- "Je vais vous convaincre d’être plus obéissante et plus appliquée à l’avenir, Mademoiselle, n’ayez crainte." 


Il continua alors la punition qui se voulait cinglante et sévère. Lorsqu’il punissait ses élèves, le cruel professeur n’amortissait jamais ses coups dans l’optique d’administrer une véritable correction aux plus impertinentes.


Mathilde laissait échapper quelques gémissements de douleur, supportant avec difficulté la punition qu’elle était entrain de subir. 


-" Je ne veux pas vous entendre, Mademoiselle, est-ce clair ?" S’interrompt-il. 

- "Oui, monsieur." Répondit-elle en sanglotant.


Elle enfonça sa tête dans les coussins du canapé pour tenter de n’émettre aucun son, de peur d’être punie encore plus sévèrement. Les claques s’abattaient durement sur son frêle postérieur. C’était la première fessée qu’elle recevait de sa vie. Chaque claque qu’elle recevait la faisait tressaillir. Elle pleurait de honte, de douleur et s’abandonnait dans un plaisir qu’elle ne pouvait s’avouer. Lorsque la punition fut terminée, la douleur était intense. Disparaître sous terre était la seule chose dont elle avait envie à ce moment-là. Jamais elle ne pourrait le revoir après ce qu’il venait de lui faire subir.


Il lui massa furtivement les fesses constatant au passage, avec plaisir, les prémices d’un bleu. Il savait qu’il s’était montré sévère. Cependant, lorsqu’il précisa légèrement ses caresses, pour accentuer l’humiliation de sa pupille, il remarqua que la punition était loin de l’avoir laissée indifférente.


-" Et bien, mademoiselle, je vois qu’en plus, on prend du plaisir à se faire punir." Lança t-il, tout en restant de marbre, bien que lui aussi largement émoustillé par la situation.


Confuse, elle ne sut que dire. Il la fit se relever, et la mettre face à lui. Ses yeux larmoyants, ses cheveux en bataille et sa tête baissée la rendaient terriblement vulnérable. Affectueusement il lui caressa la joue de sa main droite, qui se voulait tendre, cette fois. Il dégageait quelques mèches de son visage pour les caler délicatement derrière son oreille. Il l’embrassa sur le front, puis enfila sa veste. Avant de lui adresser quelques mots.


- "Il est de mon devoir de vous faire atteindre l’excellence, Mademoiselle. Je fais cela pour votre bien. Tâchez d’être à la hauteur la prochaine fois." 


- "Oui, Monsieur." Répondit-elle timidement.


- "Au revoir, Mathilde."

Il s’en alla, la laissant debout, à moitié dénudée, encore dans le tourment de ses émotions attendant avec impatience le prochain cours particulier…




Commentaires

  1. Réponses
    1. Merci Luna ! Ravie qu'elle te plaise :)

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  2. Merci d'avoir sorti ta plume, tu recommences quand tu veux.

    J'aime beaucoup ton histoire, je suis sûre tu pourrais nous faire le plaisir d'écrire une suite ;)

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    1. Merci :*
      C'est vrai que je pourrais… :p

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