Fleurter avec les limites par Christal


Je ne m'attendais pas à être punie sévèrement ce soir là, certes j'avais commis quelques erreurs dans la semaine mais rien de plus que d'habitude, c'est peut-être d'ailleurs ce qui commençais à l'irriter.

Lors d'une sortie en famille, je me montre insolente et de mauvaise foi, alors que nous attendons nos tickets dans la file d'attente. Il me colle à lui, me demande de le regarder dans les yeux avec ce ton si caractéristique qui me fiche la frousse à chaque fois. Je n'obéis pas, non pas par manque de respect mais parce que là je sais que je viens de franchir la limite de l'acceptable pour lui. Il est dans le contrôle, calme et fort. Je suis volcanique et uniquement dans les émotions. Il me répète sur la même intonation de le regarder ce que je finis par faire.

- Ne compte pas pouvoir aller te coucher juste après cette soirée. Tu seras punie durement, n'attends aucune clémence de ma part.

Ça cogite à fond dans mon petit cerveau, je pourrais m'excuser, je pourrais essayer de l'amadouer, je pourrais lui dire non mais je n'en ferais rien. Je l'embrasse timidement sur le coin de la bouche et lui retourne le dos pour reprendre ma place dans la file. Nous repassons en mode "parents" et passons une magnifique soirée avec nos deux petites têtes blondes.

En rentrant, je sais que je vais devoir assumer et je n'en ai plus trop envie. J'aimerai qu'il passe l'éponge et je me dis que dès demain je fais un effort pour éviter de cumuler trop de bêtises.

Je passe par la salle de bain, j'embrasse mes enfants et me déshabille avant de me mettre au lit. Je me dis que si je m'endors très vite, il n'aura pas à cœur de me réveiller.

- C'est beau la naïveté après tant d'années. C'est sa voix juste dans mon dos qui prononce ces mots.

J'ouvre les yeux et me mord les lèvres.
- Je suis fatiguée. Pour de vrai... Chéri.

- J'en doute pas une seconde mais tu vas aussi être punie pour de vrai. Je ne laisse pas passer ce que tu viens de faire, ça se reproduit trop souvent et tu connais les règles. Si tu veux arrêter pas de soucis, tu sais ce que tu dois dire pour ça.

Je lève les yeux au ciel, et me reprends immédiatement.
- Pardon, pardon, réflexe. On peut pas punir des réflexes.

Tes yeux sourient malgré toi.
- Assez discuter en position.

Je suis nue, je me positionne et accède rapidement aux interrupteurs pour modifier l'intensité de la lumière, histoire d'être plus sereine. Ma main est encore dessus quand je me prends une claque sur les doigts.

- Tu gardes la position.Tu parles uniquement si je te pose une question et les initiatives t'oublies pour ce soir, c'est compris ? Ta voix est posée mais ferme.

Une partie de mon cerveau m'indique que je lui dirai bien ma façon de penser et l'autre partie me rappelle que je suis raide dingue amoureuse de lui et que j'ai tout fait pour me retrouver dans cette position délicieusement indécente.

Il calque la dureté de ses mots en même temps que les premières claques qu'il m'assène et après les 10 premières, je me demande bien comment je vais faire pour assumer toute cette punition qui s'annonce longue. Lui continue sur la même lancée et l'intensité de ses coups est juste impressionnante, il me remet d'ailleurs plusieurs fois en position.

Après un temps que je ne maitrise pas, il me caresse les fesses délicieusement, ses doigts s'égarent, et je lui montre que j'apprécie le changement de tempo. Il n'est pas dupe et sait que je tente de faire diversion et d’arrêter la punition.
Il m'agenouille et sa main enlace mon cou, son souffle court sur moi et ses mots se font durs.

- L'intensité de la punition est entre tes mains, ma belle. je n’arrêterai qu'à ta demande.

Il sait pertinemment que cela va me demander un effort surhumain, il y a de celles qui ne peuvent pas demander une fessée sans en avoir honte, moi je fais partie de celles qui ne peuvent demander qu'elles s’arrêtent. Et comme si cela ne suffisait pas, il m'indique qu'aucun instrument ne rentrera en jeu. Une seule et même morsure, sa main.

Je me remets en position. Il me parle, il choisit chaque mot comme pour me faire réagir plus encore. Je le déteste autant que je l'aime à cet instant précis. J'ai mal, terriblement mal, je sors tout les mots possibles sauf celui qu'il souhaite. Je me soustraie à la position, à ses mains.

Il calme le jeu, un peu. Il me sait trop têtue et toujours calmement malgré les minutes qui s'égrènent, il me redicte les règles du soir. Il me sourit à nouveau, il sait que je me débats avec moi même.

- Mademoiselle, la position s'il vous plait.
Je m'exécute.

Cette petite pause à également permis à sa main de se reposer ce que je sens particulièrement quand nous reprenons cette punition. Il devient machiavélique, et n’alterne plus les coups de manière égale. Les hauts de mes cuisses et mon intimité ne sont pas épargnés.

J'ai mal et j'aime ça... mais les minutes se sont transformées en heure et je bascule. Mon cerveau et mon corps semblent enfin d'accord en même temps.

Je prononce le fameux mot et la fessée cesse instantanément. On s'allonge épuisés et complices...




Commentaires

  1. Réponses
    1. Merci Héléa. Oui je l'ai dit ! Mais comme écrit chez toi, le contexte était différent et j'étais d'humeur plus joueuse sans pression ou presque !

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  2. Encore un très joli récit Christal... J'adore ton style :)

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    1. Merci Aurea. Il y en aura d'autres à moins que je devienne trop sage.

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  3. Superbe récit Christal.
    Vivement que tu sois de nouveau pas sage, histoire de nous faire partager les conséquences de ta vilainerie :)

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    1. Merci ! Je suis en mode sage pour le moment mais je ça devrais pouvoir s'arranger :D

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  4. Très beau texte, j'aime bien aussi faire ça de temps en temps fesser la demoiselle jusqu'à ce qu'elle demande pardon :)

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  5. Considéré du point de vue du lecteur, c'est quand même dommage que la fessée se soit arrêtée. On en aurait bien pris encore un peu…

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