Clémence et Juliette par Misscil (Partie-1)





Dans le tirage au sort Misscil a d'abord tiré son personnage, elle devait donc écrire un récit avec son personnage et celui de Lunapower qu'elle a ensuite eu.
Comme les fiches perso sont très longues, elle a eu la gentillesse d'en faire un résumé. 


Fiche perso n°1 de Lunapower : Clémence MARTINET est une jeune femme de 26 ans. Danseuse classique et mannequin photo pour Repetto et Lanvin, elle réside entre Paris et New York. Elle possède de ravissants yeux bleus, des cheveux blonds mi- longs légèrement ondulés. Elle possède un style vestimentaire plutôt citadin, en tant que modèle pour deux marques de vêtements, elle puise des pièces dans le vestiaire des marques qu'elle aime assortir avec des accessoires ou pièces vintages qu'elle chine dans quelques bonnes adresses. Son objet fétiche c’est un ours en peluche que
lui a offert son frère après son premier concours de danse à 9 ans. Il la suit partout, elle le laisse même dans sa loge les soirs de première. Clémence est assez réservée de prime abord, elle a besoin d'un temps d'observation pour s'adapter à la situation. Une fois ce temps passé elle est plutôt enjouée, toujours souriante, consciente de la chance qu'elle a, elle aime vivre et le montre avec naturel. Si Clémence est très sérieuse dans sa vie professionnelle, elle-même parfois sa vie personnelle avec une certaine insouciance, les tâches administratives ne sont pas son grand fort. Elle a aussi parfois du mal à se confier, contrôlant le moindre cm² de son corps lorsqu'elle danse ça lui est assez difficile de demander de l'aide. Clémence peut aussi parfois se montrer un peu taquine.

Fiche perso n°2 de Misscil : C’est une jeune femme (appelée Juliette ici) en pleine force de l’âge dotée d’un charisme qui fait qu’on ne peut l’ignorer. Son aura dégage un champ d’énergie déconcertant dans lequel on peut déceler une forme de sérénité et d’optimisme. C’est son authenticité fulgurante qui fait chavirer le cœur de son entourage. Perçue comme un rayon de soleil, elle sait redonner le sourire aux personnes qui le méritent et à cœur de rendre le monde meilleur. Idéaliste et éternelle rêveuse elle sait néanmoins garder les pieds sur terre. On dit d’elle qu’elle est perfide, maligne et très joueuse. Son insouciance et son sens de l’humour détonnant la rend unique et divine. Elle aime prendre la vie avec une légèreté manifeste. Une tendance à l’irresponsabilité, à la désinvolture ou à l’insolence pourrait lui être Aimant la tranquillité et les grands espaces pour se ressourcer il lui est récurrent de refaire le monde en contemplant la nature qui l’entoure au quotidien. Malgré cette simplicité détonante et cette façade très positive se cache dans l’ombre une jeune femme fragile, vulnérable et sensible. Un grand jardin secret qu’elle ne dévoilera que très peu. Vue de l’extérieur elle gagne à ce que l’on veuille en savoir plus sur elle. Physiquement, elle est grande, mince et plutôt élancée. Sa démarche est assurée et élégante. C’est une jeune femme moderne et soucieuse de son apparence. Dotée d’une longue chevelure ondulée qu’elle laisse au naturel, et de yeux verts pétillants.


Clémence et Juliette 


Clémence est une jeune femme de 26 ans, d’une nature plutôt réservée, elle est passionnée de danse classique.Perfectionniste et déterminée, elle rêve de pouvoir un jour défiler dans les plus prestigieux défilés de mode du monde entier. Clémence est mannequin, elle travaille dans la même agence que sa colocataire et plus intime confidente. Juliette, de son prénom. Celle-ci, de 4 ans la cadette de Clémence, est d’une nature plutôt rêveuse et insouciante. Elle vit au jour le jour sans se soucier de quoi que ce soit.

Nous sommes lundi matin, il est six heures du matin et voila que ce fichu réveil se met à sonner. Clémence fulmine intérieurement. Le retentissement de cette sonnerie stridente la ramène brutalement dans la réalité du monde et la fait quitter son doux rêve de manière soudaine. Encore ensommeillée, elle se lève doucement,enjouée de la journée qui l’attend.

Dans une autre pièce de l’appartement, Juliette dort à points fermés. Elles ont toutes les deux un rendez-vous très important chez un créateur de renom qui souhaiterait les embaucher comme égéries de sa nouvelle collection.

Clémence, persuadée que son amie a une nouvelle fois manqué son réveil ouvre la porte de sa chambre et jette son ours en peluche fétiche sur la tête de son amie. Clémence a horreur de la nonchalance de son amie.
Elle aspire à ce que celle-ci se responsabilise un peu.

« Réveille-toi petite flemmarde ! On va être en retard si tu ne te prépares pas maintenant. Allez ! Debout ! Une grosse journée nous attend ». S’affolait Clémence qui voyait son amie encore abandonnée dans les bras de Morphée.

« Mmh, j’arrive, deux minutes ». Répondit l’intéressée, dépitée de devoir se lever si tôt.

Une fois prête, Clémence constata que leur rendez-vous était dans une demi-heure et que sa camarade n’était toujours pas levée.

Entrant, en trombe dans sa chambre elle lui dit vivement :
« Tu as deux minutes pour te préparer, tu te dépêches maintenant, il n’est pas question que nous soyons encore en retard à cause de toi ! ».

Juliette qui réalisa qu’elle avait un peu trop abusé sur le mode « snooze » se leva en furie et fila sous la douche.

Une poignée de minutes plus tard, elle était prête. Les deux jeunes femmes avaient déjà vingt bonnes minutes de retard. Clémence était manifestement paniquée à l’idée d’arriver avec plus de trois quarts d’heure de retardà leur rendez vous professionnel. Elle n’avait pas le permis donc elle était dépendante de son amie. 

Une fois les deux jeunes femmes arrivées sur les lieux, elles se dépêchèrent de rejoindre la personne avec qui elles avaient rendez-vous. Celui-ci refusa alors de les recevoir, jugeant qu’on ne pouvait visiblement pas compter sur elles et qu’il était inadmissible d’avoir le culot de se pointer à un premier rendez vous avec plus de 45 minutes de retard. Les deux jeunes femmes ressortirent du bâtiment, penaude pour l’une et fortement contrariée pour l’autre.

« Je te laisse te justifier devant Marc maintenant, on va se faire remonter les bretelles, quelque chose de mignon, par ta faute ! Bonjour la réputation qu’on va se faire ! » Lança Clémence à Juliette.

« Mais non, ne t’inquiète pas, on dira qu’on a eu un problème sur la route et qu’on a fait du mieux qu’on pouvait pour arriver à l’heure ». Répondit Juliette pour tenter de se déresponsabiliser un peu.

« Non ! Je ne mentirai pas pour te couvrir, nous nous sommes assez ridiculisées comme ça ! ».

Les deux amies rentrèrent à leur appartement dans un silence pesant. Une fois arrivées le téléphone de Clémence sonna, c’était un texto de Marc, elle respira profondément et d’un geste hésitant, le lit à voix haute : 

« Mesdemoiselles, je vous attends dans une heure à l’agence, ne me faites pas attendre, je ne suis pas
d’une humeur très complaisante et j’ai horreur qu’on me fasse perdre mon temps. »

Juliette et Clémence se regardèrent, ne sachant pas quoi dire. Il n’était même pas judicieux de tenter de se justifier, cela risquait d’empirer les choses. Marc c’était leur agent et c’était le genre de personne qu’il ne valait mieux pas contrarier. Il était très intimidant et dégageait une telle aisance et une telle prestance qu’il était parfois difficile d’exister à ses côtés. Il pouvait passer d’un sourire charmeur à une attitude froide et hautaine en un rien de temps. C’était très déstabilisant. Les deux jeunes femmes savaient pertinemment qu’il ne se présageait rien de bon pour elles.

Clémence était nerveuse, elle se rongeait les ongles et ne tenait pas en place. D’une nature pourtant calme et posée, elle s’était métamorphosée en boule de nerf. Elle regardait son amie, avec incompréhension voyant que celle-ci prenait cette histoire avec bien trop de légèreté.

« Juliette ! tu te rends compte de ce qu’il va se passer ou pas ? On peut se faire virer sur le champ à cause de tes conneries !» Ajouta Clémence, les larmes aux yeux. 

Haussant les épaules et avec une indifférence certaine Juliette répondit :

« Mais non, il ne va pas nous virer, on ne sait même pas pourquoi il veut nous voir, déstresse !».

Exaspérée, Clémence ne répondit pas se disant que Juliette risquait de tomber dénue lorsqu’elle se rendra compte de la tournure des évènements.

Une heure était passée, Clémence et Juliette étaient devant la porte de l’agence. Hésitantes, elles n’osaient pas entrer, Clémence passa la première et entra. Juliette la suivait, malgré le détachement qu’elle souhaitait montrer c’était surement la moins rassurée des deux. La présence de Marc la déstabilisait, elle n’arrivait pas à le cerner, il la mettait mal à l’aide. Face à lui, elle se sentait tellement petite. C’était déconcertant.

« Bonjour Monsieur, vous vouliez nous voir ? ». Lança Clémence poliment.

Occupé à pianoter sur son ordinateur, Marc leva rapidement les yeux vers ses deux jeunes associées mais ne leur accorda que très peu d’attention. Il se contenta d’hocher la tête, son visage était froid. Elles se sentaient un peu bêtes de se retrouver devant lui sans savoir quoi faire. Après quelques minutes, Marc leva les yeux vers elles, se leva de son bureau et alla s’asseoir sur un fauteuil en cuir marron. D’un ton autoritaire il lança :

« Vous allez m’expliquer en détail ce qu’il s’est passé, Clémence je vous écoute ».
« Moi je n’ai rien à voir là-dedans […] » Elle raconta l’histoire, en insistant sur le caractère injuste de la situation à son égard. 

Pendant sa longue tirade, il s’était calé le long de son dossier de fauteuil, avait croisé ses jambes, jouait avec son crayon et fixait avec insistance Clémence, qui au fur et à mesure qu’elle parlait avait baissé le ton de sa voix et avait pris quelques couleurs au niveau du visage. Lorsqu’elle eut fini de parler, il riait doucement. Mais cela n’avait rien d’un rire léger qui présageait un moment de détente. Non. C’était un rire pinçant, moqueur, qui traduisait son exaspération et sa fureur.

« Mademoiselle, je m’en contrefiche de vos histoires, peut m’importe l’heure à laquelle vous allez dormir ou l’heure à laquelle vous émergez, moi ce qui m’importe c’est votre carrière. Je me fatigue à faire des démarches pour vous décrocher des rendez-vous auxquels vous vous permettez d’arriver avec une heure de retard ! Avez-vous compris le principe de la vie professionnelle ? Les obligations, les contraintes, les engagements, ça vous parle ? »
Clémence était honteuse, il la prenait pour une idiote, se moquait ouvertement de sa personne et sa fierté se voyait réduire à un petit tas de poussière. Elle n’était même pas la principale fautive dans l’histoire.

Juliette était, elle, silencieuse, elle n’osait pas parler et préférait laisser Clémence le faire. Marc les regardait, il n’était pas en colère, mais bien décidé à remettre ces deux petites inconscientes dans le droit chemin.

« J’ai bien réfléchi, et je me suis finalement dit que vous n’étiez pas faites pour ce métier, si se lever tôt pour être à l’heure est aussi difficile pour vous, je pense qu’il vaut mieux vous faire arrêter là, je n’ai pas envie de vous épuiser » Dit-il avec tout le cynisme dont il était capable

« Non mais vous n’avez pas le droit de faire ça Monsieur ! Nous avons fait une erreur, c’est vrai, mais ça arrive ! Et je vous répète que moi je n’y suis pour rien ! Il serait bien de faire la part des choses>> Répondit Clémence, piquée dans sa fierté.
Face à ce petit élan d’indocilité, Marc, un sourire narquois aux lèvres, haussa son sourcil et se leva pour faire face à Clémence. Du bout de son index, il dégagea une mèche rebelle qu’elle avait sur son visage en la calant délicatement derrière son oreille.

« Faire la part des choses ? Mais dites-moi, Mademoiselle l’innocente, que faut-il que je fasse ? »

Clémence, roula des yeux et soupira, il ne la prenait pas au sérieux et cela l’énervait légèrement.
« Bah je ne sais pas, vous allez nous le dire, nous sommes là pour ça non ? Alors agissez » 

Marc marchait à travers la pièce, lentement et s’amusait de la phrase de Clémence. Il s’arrêta, puis la regarda.

« Vous ne me manqueriez pas de respect, Clémence par hasard ? Je pensais qu’après ce que vous aviez osé faire toutes les deux, vous vous feriez toutes petites, mais non ! Nous avons à faire à deux fortes têtes on dirait ! Puisque vous me le demandez si poliment, je vais agir. Je vous en prie, Clémence, approchez. Je vais vous montrer comment j’agis » 

Dans le même temps, Marc prit place sur son fauteuil et Clémence, ignorante de ce qu’il avait derrière la tête, s’approcha de Marc.

« Plus près, mademoiselle, je ne vais pas vous manger, voyons, de quoi avez-vous peur ? ».

Le ton de la voix de Marc était curieux. Sa voix était grave, basse, mais tellement sombre en profondeur. Il n’avait pas quitté son sourire faux, ce qui rendait Clémence plus mal à l’aise qu’autre chose. Peu rassurée Clémence lui faisait face. Avec un sourire mielleux il la regardait, puis lui dit calmement.

« Vous avez fait une bêtise mesdemoiselles, et je suis très mécontent de votre conduite. Mais j’ai une
méthode très efficace pour remettre les petites irresponsables dans votre genre à leur place, je vous montre ? »
Clémence se tourna vers Juliette en lui adressant un regard interrogateur, elle croyait faire face à un
psychopathe et se demandait vraiment ce qu’il avait derrière la tête. Son rictus s’agrandissait de phrase en phrase. Son attitude était lubrique, bestiale, comme s’il voulait attraper sa proie en lui retournant préalablement le cerveau.

« Montrez-nous dans ce cas » Répondit Clémence, s’étonnant elle-même de sa réponse, elle se dit qu’elle était folle d’avoir dit oui.

Sans qu’elle ait eu le temps de rajouter quoi que ce soit elle se sentit tirée par le bras et basculée en travers des cuisses de cet homme qu’elle ne connaissait qu’en apparence. Prise de peur elle tentait de se débattre.

« Non mais qu’est-ce que vous faites ? Ça ne va pas la tête ? Vous êtes malade ou quoi ? » s’écria

Clémence qui ne comprenait pas ce qu’il se passait.
Marc administra une claque sèche sur la jupe de Clémence pour lui intimer de se taire.

« Vous avez accepté mon marché, vous allez donc en assumer les conséquences, jeune fille »

« Non mais vous ne comptez quand même pas me punir en me donnant une fessée ? Vous ne pensez pas que j’ai passé l’âge ? »
« Et bien, à la vue de votre attitude, non, je ne pense pas, mademoiselle. Maintenant, taisez-vous,
s’il vous plait, sinon vous risquerez vraiment de le regretter »

Juliette était restée silencieuse, et avait compris ce qui allait arriver à son amie. Elle s’étonna de ressentir une once d’excitation. Secrètement attirée par le fantasme de la fessée, elle était terriblement intimidée à l’idée d’assister à ce châtiment. Les mains moites, le souffle altéré et les joues rouges, elle n’osait pas regarder la scène et se contentait de regarder ses pieds, elle devait être terriblement ridicule, pensa-t-elle.


Fin de la partie 1 ( la suite la semaine prochaine )


Misscil



Commentaires

  1. Bravo à toi ma pitchoune, je dirais bien que j'ai hâte de lire la suite, mais j'ai l'exclu de tous vos textes :p
    Franchement c'est top, surtout que tu avais le défi des dix pages en plus.

    <3

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    Réponses
    1. Joli récit
      Vive la suite
      Crocodelle

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    2. Bravo Mademoiselle, pour cette ode à la ponctualité !
      J'espère qu'elles vont prendre "chair" !

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    3. Merci ! :-)
      Dis donc... Vous devriez tester l'ode à la compassion vous ! Ce n'est pas très gentil de se réjouir du malheur des autres :p

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